Faut-il marcher dans les montées ?

Oui, et c’est même souvent la meilleure décision. Marcher en trail n’est pas un aveu de faiblesse, c’est une stratégie d’effort que tous les coureurs expérimentés utilisent.
Pourquoi marcher est efficace
Au-delà d’une certaine pente, courir coûte plus d’énergie qu’il ne fait gagner de vitesse. Pour un amateur, ce seuil se situe souvent autour de 10 à 15 % de pente, soit environ 100 à 150 m de dénivelé par kilomètre. En marchant d’un bon pas, tu avances presque aussi vite, avec une fréquence cardiaque plus basse.
Économiser pour la suite
Chaque minute de marche active en montée te laisse plus de forces pour les parties roulantes et les descentes. Sur un trail de 20 km ou plus, cette gestion se ressent fortement dans les derniers kilomètres.
Marcher vite, pas en traînant
La marche en trail est active : pas courts mais rapides, buste incliné, mains sur les cuisses ou bâtons en appui, regard devant. Une bonne vitesse ascensionnelle à la marche se situe entre 400 et 700 m/h selon l’entraînement et la pente.
Alterner course et marche
Tu peux courir les pentes douces, marcher les raides et reprendre la course dès que le terrain s’aplanit. Fixe-toi une règle simple avant le départ : par exemple, on marche dès que la pente oblige à ralentir en dessous d’un pas de marche. Ainsi tu évites les décisions à chaud.
S’entraîner à marcher
Intègre des séances avec de longues montées à marche rapide, en gardant la même posture qu’en course. Cela devient un vrai atout, d’autant que beaucoup de coureurs négligent cette allure.
À retenir
Marcher dans les montées raides est une stratégie, pas un échec. Repère ton seuil de pente, avance d’un pas actif et reprends la course quand le terrain le permet.